matos des pros

Pour discuter des dernières trouvailles permettant d'alléger son vélo de route.

Re: matos des pros

Messagede Man Of Steel » Mar 12 Juin 2018 11:01

splitwee a écrit:Sur le grand pignon tu dis?

non sur le petit de 9 ou 10 dents, comme sur la photo...
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Re: matos des pros

Messagede stam » Mar 12 Juin 2018 11:08

sandatos a écrit:entre le poids supplémentaire des disques, du dérailleur et de la cassette, ça va commencer à être dur à freiner ces engins :D

C'est combien le poids du 3T ?
Avec des gains sur le dérailleur (80g), les gaines/câbles (60g ?) l'allègement possible du levier gauche (je ne sais pas si SRAM en fait un exprès), un plateau de moins, ça fait 200-250 grammes qu'on peut placer ailleurs.
Quant à la qualité de freinage, comme mentionné plus haut, tout le monde n'est pas arrivé sur le marché. Les Hope ont l'air de convaincre les testeurs. Mes XT me satisfont déjà pleinement... mais je ne suis pas un pro.
Le freinage disques, malheureusement c'est comme le dérailleur avant sur les épreuves de plat : c'est inutile pour la plupart des coureurs dans la plupart des circonstances, mais les constructeurs sont partis pour le généraliser. Ca fait des dizaines d'années que plus personne n'avait eu l'idée de réclamer un mono-plateau sur les épreuves plates et vallonnées, avec les disques ça sera pareil... et dans 50 ans on redécouvrira le freinage sur jantes.

splitwee a écrit:Sur le grand pignon tu dis?

Sur le 9 dents plutôt ;) , la perte de rendement.
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Re: matos des pros

Messagede Thomasss » Mar 12 Juin 2018 11:49

Rogntudju a écrit:La dictature des watts, DU watt unitaire même, nouvel enfer du cycliste recherchant "la performance" (c'est à dire sur ce forum, à quelques réelles exceptions, la plupart du temps pour viser un top trente dans un cricri départemental)... On se demande en effet comment les VTTistes arrivent à survivre depuis toutes ces années en sachant qu'il perdent 1 à 2 watts rédhibitoires après chaque freinage. Oh les inconséquents ! :o

Pauvre de nous, heureusement que les puristes routiers autoproclamés, et leur prose pour le moins divertissante, sont là pour remettre l'église au centre du cricri !

Bon au moins, cette année, on n'a pas eu droit à l'argument foireux des prétendues découpes de molets, c'est déjà ça...



Ah parce qu'il faut jouer la victoire sur Le Tour pour aimer la performance, pour aimer l'optimisation de son matériel (Ce qui est le titre de ce forum) ?

Toi, tu décides que quelques watts de perdus à cause du frottement du disque ce n'est rien. Et bien pour moi c'est important, je ne dépense pas des milliers d'euros dans un vélo de compétition pour voir le gain marginal durement gagné d'un côté, s'envoler de l'autre à cause d'un disque qui touche bêtement.

Gagner quelques secondes en haut d'une bosse, ça ne rapporte rien, c'est loin du haut niveau, mais c'est mon plaisir. Alors ne vient pas dire que je ne suis pas à quelques watts et quelques gramme près : je te dis que oui.

Cette dictature, c'est terrible.

Le disque, pour le moment, pour mon usage, je n'en ai pas besoin.
Les grandes marques de roues développent encore du beau matériel à patins, nous avons encore de belles années avec le freinage traditionnel.

Et si le disque devient standard, ce sera l'occasion de faire de belles affaires sur le matos à patin.
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Re: matos des pros

Messagede sandatos » Mar 12 Juin 2018 11:50

Ca fait des dizaines d'années que plus personne n'avait eu l'idée de réclamer un mono-plateau sur les épreuves plates et vallonnées, avec les disques ça sera pareil... et dans 50 ans on redécouvrira le freinage sur jantes.


tout dépend du poids, si les vélos disque sont moins lourds ou équivalents au vélos patins, y'a pas d'intérêt à rester aux patins.
Le triathlète est quelqu'un de sympa. Un triathlète pas sympa est en fait un cycliste qui s'est mis depuis peu au triathlon et qui ne sait pas encore que le triathlète est quelqu'un de sympa.
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Messagede teamdindon » Mar 12 Juin 2018 12:03

Thomasss a écrit:Cette dictature, c'est terrible.


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Messagede sandatos » Mar 12 Juin 2018 12:11

Gagner quelques secondes en haut d'une bosse, ça ne rapporte rien, c'est loin du haut niveau, mais c'est mon plaisir. Alors ne vient pas dire que je ne suis pas à quelques watts et quelques gramme près : je te dis que oui.


c'est en bas des bosses que ça frotte, pas en haut ;)
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Re: matos des pros

Messagede ThierryG » Mar 12 Juin 2018 12:55

sandatos a écrit:Faut pas déconner, un frein sur jante ça doit pas monter à plus de 100 °C (j'imagine sinon la chambre va pas aimer). Alors un disque qui peut monter sans soucis à 300 °C, je pense qu'il y a beaucoup beaucoup de marge.


De quelle marge parles-tu ? Tu pourrais développer ?

Habituellement, la "perte" des freins survient lorsque l'huile commence à bouillir : des bulles de vapeur se forment et le circuit devient compressible, augmentant considérablement la course du levier.
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Messagede jordi.montesinos » Mar 12 Juin 2018 13:20

sandatos a écrit:À part ça, je plussoie les autres remarques, je ne veux pour l'instant pas de disques sur mon route "léger" car c'est beaucoup trop lourd.
À voir quand ils auront miniaturisé le système.


Miniaturisé? Tu ne vas pas pouvoir faire beaucoup plus petit, tu vas pouvoir intégrer les étriers (avec une réelle difficulté pour ce qui est de la gestion de la chaleur), mais tu ne vas pas pouvoir faire plus petit niveau disque sauf à passer à deux disques devant (cf proto canyon d’il y a dix ans). Les retours du Giro tendent à indiquer qu’il faudrait des disques certainement plus gros pour vaincre les problèmes de surchauffe.




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Messagede jordi.montesinos » Mar 12 Juin 2018 13:42

sandatos a écrit:
Ca fait des dizaines d'années que plus personne n'avait eu l'idée de réclamer un mono-plateau sur les épreuves plates et vallonnées, avec les disques ça sera pareil... et dans 50 ans on redécouvrira le freinage sur jantes.


tout dépend du poids, si les vélos disque sont moins lourds ou équivalents au vélos patins, y'a pas d'intérêt à rester aux patins.

Pour le moment c’est loin d’être le cas (400-700g sur les vélos montés). Tu peux certes faire léger en disques... mais pour l’effort déployé tu trouveras plus léger en patin. En VTT si je me dis pas de bêtises en 20 ans de disques le patin reste plus light dans l’absolu (cf Absalon qui sur le se. Préférait ses vbrakes au disques).
Je ne nie pas la flexibilité et le confort du freinage disque mais ça reste: plus lourd, plus compliqué à entretenir, le réglage est merdique (tu ne peux pas l’ajuster en 10 secondes en roulant) et dans l’absolu moins aéro.


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Re: matos des pros

Messagede jeanjacques » Mar 12 Juin 2018 13:50

stam a écrit:Avec des gains sur le dérailleur (80g), les gaines/câbles (60g ?) l'allègement possible du levier gauche (je ne sais pas si SRAM en fait un exprès), un plateau de moins, ça fait 200-250 grammes qu'on peut placer ailleurs.


Non, j'ai fait le calcul ici (poids mesurés maison), gain extrêmement faible avec du Sram 1x dédié: http://veloptimal.com/forum/viewtopic.php?f=2&t=55425&start=210#p935958
Et ce gain est surement perdu par la tension du clutch, le narrow-wide, la ligne de chaine et l'enroulement sur les petits pignons.
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Re: matos des pros

Messagede frederic ostian » Mar 12 Juin 2018 14:22

Thomasss a écrit:
Rogntudju a écrit:La dictature des watts, DU watt unitaire même, nouvel enfer du cycliste recherchant "la performance" (c'est à dire sur ce forum, à quelques réelles exceptions, la plupart du temps pour viser un top trente dans un cricri départemental)... On se demande en effet comment les VTTistes arrivent à survivre depuis toutes ces années en sachant qu'il perdent 1 à 2 watts rédhibitoires après chaque freinage. Oh les inconséquents ! :o

Pauvre de nous, heureusement que les puristes routiers autoproclamés, et leur prose pour le moins divertissante, sont là pour remettre l'église au centre du cricri !

Bon au moins, cette année, on n'a pas eu droit à l'argument foireux des prétendues découpes de molets, c'est déjà ça...



Ah parce qu'il faut jouer la victoire sur Le Tour pour aimer la performance, pour aimer l'optimisation de son matériel (Ce qui est le titre de ce forum) ?

Toi, tu décides que quelques watts de perdus à cause du frottement du disque ce n'est rien. Et bien pour moi c'est important, je ne dépense pas des milliers d'euros dans un vélo de compétition pour voir le gain marginal durement gagné d'un côté, s'envoler de l'autre à cause d'un disque qui touche bêtement.

Gagner quelques secondes en haut d'une bosse, ça ne rapporte rien, c'est loin du haut niveau, mais c'est mon plaisir. Alors ne vient pas dire que je ne suis pas à quelques watts et quelques gramme près : je te dis que oui.

Cette dictature, c'est terrible.

Le disque, pour le moment, pour mon usage, je n'en ai pas besoin.
Les grandes marques de roues développent encore du beau matériel à patins, nous avons encore de belles années avec le freinage traditionnel.

Et si le disque devient standard, ce sera l'occasion de faire de belles affaires sur le matos à patin.


D'accord avec toi. Chercher l'optimisation du matos n'a rien à voir avec le niveau. C'est avant tout une pure passion pour le matériel. Alors oui bien sûr que ça ressemble souvent à de l'enculage de mouches nos petites discussions de l'huile UFO qui te fait gagner 1,28 watts. Mais c'est ce qui fait notre petit bonheur. Et quand bien même le coureur lui même aurait 5kg à perdre... On a bien le droit d'acheter une Ferrari quand on sait à peine conduire. C'est pareil pour l'optimisation du matos vélo. On a tous à gratter ailleurs mais ça nous passionne d'aller titiller les quelques grammes/watts à droite à gauche. La seule chose "condamnable" selon moi c'est d'avoir des certitudes (que son matos est le meilleur et que rien d'autre ne peut exister).
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Re: matos des pros

Messagede stam » Mar 12 Juin 2018 14:32

Thomasss a écrit:
Rogntudju a écrit:La dictature des watts, DU watt unitaire même, nouvel enfer du cycliste recherchant "la performance" (c'est à dire sur ce forum, à quelques réelles exceptions, la plupart du temps pour viser un top trente dans un cricri départemental)... On se demande en effet comment les VTTistes arrivent à survivre depuis toutes ces années en sachant qu'il perdent 1 à 2 watts rédhibitoires après chaque freinage. Oh les inconséquents ! :o

Pauvre de nous, heureusement que les puristes routiers autoproclamés, et leur prose pour le moins divertissante, sont là pour remettre l'église au centre du cricri !

Bon au moins, cette année, on n'a pas eu droit à l'argument foireux des prétendues découpes de molets, c'est déjà ça...
[...]Toi, tu décides que quelques watts de perdus à cause du frottement du disque ce n'est rien. [...]

Je suis comme toi, je fais tellement d'efforts pour optimiser le bonhomme que même à mon NDM, je vais chercher les quelques watts qui viennent tous seuls (pneus, lubrifiants...). Par contre je peux te rassurer sur la perte de W par frottements des plaquettes : c'est zéro-virgule-zéro avec un système bien conçu et réglé correctement (sans y passer des heures), ça ne frotte pas (à part dans les 3 secondes qui suivent un gros freinage). Je parle de Shimano RS685 en 160mm devant et 140mm derrière, avec une fourche QR et sans axes traversants (il y a donc moyen de faire plus rigide), mais un montage fourche IS/adaptateur/caliper PM, qui, s'il n'est pas "optimal", est quand même bien pratique pour l'alignement plaquettes/disques.
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Re: matos des pros

Messagede splitwee » Mar 12 Juin 2018 14:33

On est dans le forum "matos des Pros" là, ou dans les discussions de comptoir?

Je suis loin de tout connaitre sur les disques, mais ce que je peux vous assurer, c'est que les pros sont loin d'enc..ler les mouches comme vous le faites là... Eux pédalent, et gagnent même des étapes avec des disques!
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Re: matos des pros

Messagede Fireblade07 » Mar 12 Juin 2018 14:33

Cette dictature


"Savez-vous seulement ce que c'est qu'une dictature ? Une dictature c'est quand les gens sont communistes, déjà. Qu'ils ont froid, avec des chapeaux gris et des chaussures à fermeture éclair."

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Re: matos des pros

Messagede sandatos » Mar 12 Juin 2018 14:41

jordi.montesinos a écrit:
sandatos a écrit:Miniaturisé? Tu ne vas pas pouvoir faire beaucoup plus petit, tu vas pouvoir intégrer les étriers (avec une réelle difficulté pour ce qui est de la gestion de la chaleur), mais tu ne vas pas pouvoir faire plus petit niveau disque sauf à passer à deux disques devant (cf proto canyon d’il y a dix ans). Les retours du Giro tendent à indiquer qu’il faudrait des disques certainement plus gros pour vaincre les problèmes de surchauffe.


non pas miniaturiser le disque, miniaturiser le maître cylindre et l'étrier.

Un disque en 160, ça me parait bien.
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Re: matos des pros

Messagede sandatos » Mar 12 Juin 2018 14:43

splitwee a écrit:On est dans le forum "matos des Pros" là, ou dans les discussions de comptoir?

Je suis loin de tout connaitre sur les disques, mais ce que je peux vous assurer, c'est que les pros sont loin d'enc..ler les mouches comme vous le faites là... Eux pédalent, et gagnent même des étapes avec des disques!


ils gagneraient des étapes avec des vélos acier ou titane également, mais c'est pas à la mode / pas ce que les constructeurs veulent vendre.
Les vélos des pros sont juste des placements de produits.

Les constructeurs veulent vendre des freins à disques --> les pros roulent avec --> ils gagnent avec --> on en parle ici pour savoir si c'est une optimisation ou pas. Donc on est en plein dans le sujet.

Habituellement, la "perte" des freins survient lorsque l'huile commence à bouillir : des bulles de vapeur se forment et le circuit devient compressible, augmentant considérablement la course du levier.


les DOT modernes bouillent à 300 °C. Avant que le liquide soit à cette température, tu as déjà eu du fading, voir chauffé le disque au rouge (600 °C) depuis longtemps.
Si t'as des bulles à la chauffe, c'est soit que tu as de l'air dans le circuit, soit que ton DOT est humide.
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Re: matos des pros

Messagede Rogntudju » Mar 12 Juin 2018 14:49

Thomasss a écrit:Ah parce qu'il faut jouer la victoire sur Le Tour pour aimer la performance, pour aimer l'optimisation de son matériel (Ce qui est le titre de ce forum) ?

Toi, tu décides que quelques watts de perdus à cause du frottement du disque ce n'est rien. Et bien pour moi c'est important, je ne dépense pas des milliers d'euros dans un vélo de compétition pour voir le gain marginal durement gagné d'un côté, s'envoler de l'autre à cause d'un disque qui touche bêtement.

Gagner quelques secondes en haut d'une bosse, ça ne rapporte rien, c'est loin du haut niveau, mais c'est mon plaisir. Alors ne vient pas dire que je ne suis pas à quelques watts et quelques gramme près : je te dis que oui.

Cette dictature, c'est terrible.

Le disque, pour le moment, pour mon usage, je n'en ai pas besoin.
Les grandes marques de roues développent encore du beau matériel à patins, nous avons encore de belles années avec le freinage traditionnel.

Et si le disque devient standard, ce sera l'occasion de faire de belles affaires sur le matos à patin.

Tu sais parfaitement que tu as le droit de pratiquer le cyclisme de la manière dont tu l'entends, et même t'ériger en "puriste" du matos, la question n'est pas là.

De mon côté, j'optimise aussi mon matos, mais j'ai aussi le droit de trouver la plupart des arguments avancés pour discréditer le freinage par disque parfaitement grotesques, car quand je lis ça, rien que sur la dernière page :

Thomasss a écrit:... s'envoler de l'autre à cause d'un disque qui touche bêtement.

ou ça
JulienCampa a écrit:... et chiant au possible à entretenir ou régler…

ou encore ça
jordi.montesinos a écrit:En VTT si je me dis pas de bêtises en 20 ans de disques le patin reste plus light dans l’absolu (cf Absalon qui sur le se. Préférait ses vbrakes au disques).
Je ne nie pas la flexibilité et le confort du freinage disque mais ça reste: plus lourd, plus compliqué à entretenir, le réglage est merdique (tu ne peux pas l’ajuster en 10 secondes en roulant) et dans l’absolu moins aéro.


... Je me dis qu'il circule un sacré paquet de contre-vérités, d'ignorance, le tout saupoudré d'une bonne dose de mauvaise foi, voire de vanité de penser que ce qui ne conviendrait pas au très haut niveau (ou mis à mal en condition de course extrême), ne convient pas non plus, par voie de conséquence directe, pour les péquins que nous sommes.
Le freinage à patins n'existe plus dans le VTT depuis belle lurette et personne ne le regrette. Pourquoi ? Il serait temps d'enlever les oeillères...
Les VTTistes doivent vraiment être des sur-hommes, pour se donner la peine de savoir correctement installer un système de freinage par disque.... qui se fait ensuite parfaitement oublier pendant des mois. Car oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, sur un système correctement installé et réglé, rien ne touche, rien ne frotte.

Qu'on puisse ne pas avoir envie, ou ne pas ressentir le besoin, de monter des disques sur son vélo, soit, je n'en ai pas moi même, mais ne tentez pas de le justifier avec des pseudos arguments foireux !
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Re: matos des pros

Messagede Kloun » Mar 12 Juin 2018 14:53

En VTT, les risques de voilages de roues sont plus importants qu'en route
=> le disque est un avantage par rapport aux patins.
En VTT, les jantes sont bien souvent plus sales qu'en route
=> le disque est un avantage par rapport aux patins.

Comparer route et VTT n'est pas forcément judicieux.
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Re: matos des pros

Messagede sandatos » Mar 12 Juin 2018 14:57

y'a des arguments foireux, et d'autres justes, suffit de savoir faire le tri. Ceux qui roulent en disque et en patins ont fait leur choix.

En gros, les disques c'est : plus puissant, plus facile à doser, moins d'entretient (en route), plus fiable.

Les patins c'est : plus léger, moins cher (quoi que...), plus constant (pour la course du levier), plus facile à régler.
Le triathlète est quelqu'un de sympa. Un triathlète pas sympa est en fait un cycliste qui s'est mis depuis peu au triathlon et qui ne sait pas encore que le triathlète est quelqu'un de sympa.
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Re: matos des pros

Messagede splitwee » Mar 12 Juin 2018 15:31

sandatos a écrit:
splitwee a écrit:On est dans le forum "matos des Pros" là, ou dans les discussions de comptoir?

Je suis loin de tout connaitre sur les disques, mais ce que je peux vous assurer, c'est que les pros sont loin d'enc..ler les mouches comme vous le faites là... Eux pédalent, et gagnent même des étapes avec des disques!


ils gagneraient des étapes avec des vélos acier ou titane également, mais c'est pas à la mode / pas ce que les constructeurs veulent vendre.
Les vélos des pros sont juste des placements de produits.

Les constructeurs veulent vendre des freins à disques --> les pros roulent avec --> ils gagnent avec --> on en parle ici pour savoir si c'est une optimisation ou pas. Donc on est en plein dans le sujet.



Quel ramassis d'idées de discussions de comptoir... Tu n'as probablement jamais suivi une équipe pro, ni de près ni de loin, et ca se voit. :shock: :roll:

Je te laisse te prendre la tête, j'abandonne.
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Re: matos des pros

Messagede sandatos » Mar 12 Juin 2018 18:02

Je te laisse te prendre la tête, j'abandonne.


oh t'inquiète, je ne me prends pas du tout la tête. Pour un suiveur d'équipe pro, tu abandonnes rapidement. Et à la prochaine ;)
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Re: matos des pros

Messagede frederic ostian » Mar 12 Juin 2018 19:46

splitwee a écrit:On est dans le forum "matos des Pros" là, ou dans les discussions de comptoir?

Je suis loin de tout connaitre sur les disques, mais ce que je peux vous assurer, c'est que les pros sont loin d'enc..ler les mouches comme vous le faites là... Eux pédalent, et gagnent même des étapes avec des disques!


Tu as parfaitement raison : 99% des pros n'en ont rien à faire de nos micros-optimisations. Mais nous ça nous amuse. Et c'est même pour beaucoup d'entres nous une vraie passion. Ou est le mal ?
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Re: matos des pros

Messagede JulienCampa » Mer 13 Juin 2018 07:59

mikesamborey a écrit:Vu sur le Tour de Suisse, ce qui serait le nouveau Noah:

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La vache !!! C'est à Sieberg le 106 ??????? !!!!! il est énorme ce vélo !!! Par contre la grande douille de direction, ça ne m'inspire pas confiance pour la maniabilité et la prise au vent… J'aime bien la fourche avant et ses petits ergots au niveau de l'axe…
If you're climbing through hell, keep riding. Paradise is on the summit.
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Re: matos des pros

Messagede Fireblade07 » Mer 13 Juin 2018 08:29

J'aime bien la fourche avant et ses petits ergots au niveau de l'axe…


A la Pinarello ;-)

Sinon je pense que la douille de direction a été dessiné pour l'aéro/le vent. J'ose espéré donc que c'est stable. Moi j'aime bien l'intégration au niveau du combo cintre-potence, c'est épuré.
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Re: matos des pros

Messagede r3m » Mer 13 Juin 2018 08:46

La couleur est sympa, ça change !
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Re: matos des pros

Messagede mikesamborey » Mer 13 Juin 2018 09:01

La couleur c'est un sticker pour masquer les formes parce que le vélo n'a pas encore été présenté.
C'est comme avec les voitures qui roulent camouflées
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Messagede jordi.montesinos » Mer 13 Juin 2018 13:43

Rogntudju a écrit:
jordi.montesinos a écrit:En VTT si je me dis pas de bêtises en 20 ans de disques le patin reste plus light dans l’absolu (cf Absalon qui sur le se. Préférait ses vbrakes au disques).
Je ne nie pas la flexibilité et le confort du freinage disque mais ça reste: plus lourd, plus compliqué à entretenir, le réglage est merdique (tu ne peux pas l’ajuster en 10 secondes en roulant) et dans l’absolu moins aéro.


... Je me dis qu'il circule un sacré paquet de contre-vérités, d'ignorance, le tout saupoudré d'une bonne dose de mauvaise foi, voire de vanité de penser que ce qui ne conviendrait pas au très haut niveau (ou mis à mal en condition de course extrême), ne convient pas non plus, par voie de conséquence directe, pour les péquins que nous sommes.
Le freinage à patins n'existe plus dans le VTT depuis belle lurette et personne ne le regrette. Pourquoi ? Il serait temps d'enlever les oeillères...
Les VTTistes doivent vraiment être des sur-hommes, pour se donner la peine de savoir correctement installer un système de freinage par disque.... qui se fait ensuite parfaitement oublier pendant des mois. Car oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, sur un système correctement installé et réglé, rien ne touche, rien ne frotte.

Je ne vois pas les contre vérités.
1) tu me dis que le freinage patin n’est pas plus léger (dans l’absolu)?
2) Absalon n’a t’il pas gagné en vbrakes alors que le disque était utilisé depuis 10 ans?
3) peux tu ajuster un frein à disque en dix secondes? Un mécano peux t’il régler le centrage alors que tu roules?

Si tu n’as qu’une paire de roues je n’ai pas de doutes que arrives à un bon réglage, si tu en as deux ou trois? Si on te dépanne?


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Re: matos des pros

Messagede stam » Mer 13 Juin 2018 14:08

jordi.montesinos a écrit:3) peux tu ajuster un frein à disque en dix secondes? Un mécano peux t’il régler le centrage alors que tu roules?

Si tu n’as qu’une paire de roues je n’ai pas de doutes que arrives à un bon réglage, si tu en as deux ou trois? Si on te dépanne?

Pas grand-chose à voir avec la pratique des pros, mais puisque les questions sont posées là :
- très facile d'ajuster un frein à disques en 10" : tu desserres les 2 vis de fixation, tu serres les freins à fond, tu resserres les 2 vis de fixation, tu relâches le frein.
- aucune raison d'avoir à le faire en roulant, surtout avec des axes traversants. Si ça frotte en roulant alors que ça ne frottait pas avant, ce n'est pas une question de centrage des freins mais de dimensionnement ou de fonctionnement du système.
- j'ai trois paires de roues, aucune ne nécessite un réglage spécifique, sur les 3 moyeux le positionnement des disques est exactement à la même cote. Encore heureux !
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Re: matos des pros

Messagede Fireblade07 » Mer 13 Juin 2018 14:13

Un mécano peux t’il régler le centrage alors que tu roules?


8 fois sur 10 c'est pour avoir un poussette de la voiture du DS... :mrgreen:
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Re: matos des pros

Messagede k1000 » Mer 13 Juin 2018 14:20

https://www.bmc-switzerland.com/fr-fr/experience/bmc-tempo/julien_absalon_a_rider_re_born/

Pas besoin de faire les présentations, vous connaissez tous Julien Absalon. Pourtant, c’est un champion discret, plus à l’aise sur le vélo que devant les caméras. Son palmarès parle d’ailleurs bien plus que de nombreux discours. Il est incontestablement le meilleur pilote VTT de l’histoire et continue de rouler avec la même passion et même motivation qu’il y a vingt ans lorsqu’il a commencé la compétition. Ce coureur discret domine son sujet depuis plus d’une décennie, mais cela n’a pas toujours été aussi facile que son palmarès peut le laisser croire. Il est connu pour sa méticulosité et son souci du détail pour tout ce qui a trait à sa préparation et son matériel. Ce que peu de personnes savent en revanche, c’est que cela a aussi été, pendant une période, le plus gros obstacle à sa progression. Pour continuer à être au sommet de son art, il a dû apprendre la plus difficile des leçons : prendre des risques, essayer de nouveaux équipements, perdre un peu de sa maîtrise et parfois échouer. Mais c’est tout cela qui fait qu’il est incontestablement le meilleur.

Le Cross-country olympique a énormément changé depuis ses débuts. Les temps de course ont été raccourcis, les parcours sont devenus plus compacts et plus techniques. Ils sont maintenant truffés d’obstacles naturels et artificiels tels que des pierriers, des drops, des sauts et des virages relevés. Les tactiques et méthodes d’entraînement ont donc dû s’adapter ; le matériel aussi.

Julien Absalon a commencé la compétition en 1994 sur un semi-rigide en aluminium, équipé de roues de 26 pouces, de freins à étrier, d’un cintre de 550 mm et d’un pédalier triple plateaux. Pendant de très nombreuses années, il a été obsédé par le poids de sa monture. Alléger son vélo du moindre gramme était presque devenu un hobby. Il est d’ailleurs allé jusqu’à remplacer les vis en métal par des vis en plastique. « À l’époque, toutes mes décisions en terme de matériel étaient prises en fonction du poids. Je voulais avoir le vélo le plus léger possible » admet Absalon. « Le rapport poids-puissance était alors crucial. Les parcours favorisaient les bons grimpeurs et je voulais mettre tous les atouts de mon côté pour être le meilleur. »

Cependant, il s’est lentement laissé déborder par les nouvelles technologies. Absalon était en effet le seul pilote du top 20 à rouler avec des roues de 26 pouces lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012. « J’étais bien sur ce vélo et ne ressentais pas le besoin de passer sur de plus grandes roues. » Depuis, Julien Absalon a rejoint les rangs du BMC MTB Racing Team et il gagne au guidon d’un BMC Fourstroke : un VTT en carbone, tout suspendu, équipé de roues de 29 pouces, de freins à disque, d’un monoplateau, d’une transmission et d’un blocage des suspensions électroniques et d’un guidon de 700 mm. Il est même allé jusqu’à utiliser une tige de selle télescopique depuis le début de saison 2016. « Il y a quatre ans, quand Julien nous a rejoint, il était totalement inconcevable qu’il roule sur un tout suspendu », confirme Alex Moos, Team Manager du BMC MTB Racing Team. Comment le Français a-t-il réussi à aller au-delà de sa peur du changement non seulement en adoptant les nouvelles technologies, mais en en faisant ses meilleures alliées ?

Lorsque le VTT n’en était qu’à ses prémices, les vélos et composants étaient une bien simple affaire. Les pilotes prenaient le départ des épreuves de descente et de cross-country sur des vélos qui étaient fondamentalement identiques. Tout cela a bien changé depuis. Il y a désormais de très nombreux aspects sur lesquels il faut se pencher avant le coup de pistolet de départ : Julien donne une importance énorme à son matériel. Changez un petit quelque chose à son vélo sans l’en informer et il s’en rendra compte dès le premier coup de pédaletout suspendu ou semi-rigide ? Quel pneu et quelle pression ? Quels réglages pour les suspensions ? Pour qu’un athlète soit couronné de succès, il doit s’entourer de mécaniciens et de conseillers pour l’aider à répondre à toutes ces questions. « Julien donne une importance énorme à son matériel. Il est très méticuleux et pointilleux mais il a un vrai ressenti pour cela. Changez un petit quelque chose à son vélo sans l’en informer et il s’en rendra compte dès le premier coup de pédale » explique Moos. Cette sensibilité au changement a fait partie intégrante du développement des nouvelles technologies de BMC et de ses partenaires. « Il est excellent lorsqu’il s’agit de retour d’information précis. C’est primordial pour nos ingénieurs et pour nos partenaires. Ça les aide à toujours pousser leurs recherches et leurs produits » ajoute Stefan Christ, Chef Produits pour BMC Switzerland.

Julien Absalon a travaillé en étroite collaboration avec Shimano pour le développement du groupe XTR Di2 lancé au printemps 2015. Cor Van Leeuwen raconte : « Il nous énormément apporté. Il a été le premier pilote à essayer le XTR Di2 ; c’était au printemps 2013. » Une fois convaincu de l’impact positif d’un équipement, le multiple Champion du Monde se comporte comme un enfant avec un nouveau jouet ; il ne peut s’empêcher de jouer avec. « Il voulait courir avec alors que le groupe n’était alors qu’au stade de prototype ! Julien est le pilote le plus professionnel du circuit donc la personne idéale pour tester nos produits. S’il pense qu’ils sont bons, tout le monde les trouvera excellents ! »
Dans le coulisses : Hafjell 2014

Après une saison 2012 décevante, Julien Absalon a intégré le BMC MTB Racing Team en 2013 et a débarqué avec une multitude de vieilles habitudes. Le management de l’équipe a dû imposer ses conditions pour mettre fin à certaines d’entre elles. « Il avait du mal à changer de matériel » se souvient Moos. « Quand il aimait quelque chose, il était difficile de lui faire essayer autre chose. On a donc dû le contraindre, voire le forcer parfois » ajoute-t-il avec un clin d’oeil. « Ça a notamment été le cas avec les roues de 26 pouces qu’il voulait continuer à utiliser en 2013. Mais il n’a pas eu le choix. Il a dû adopter le 29 pouces. »

Malgré les habituelles difficultés éprouvées lors d’un changement d’écurie, une relation de confiance s’est vite instaurée entre le pilote, Moos et les mécaniciens de l’équipe. « Ils se sont toujours montrés très réactifs, avaient de bons arguments et j’ai vite réalisé que ça allait dans le bon sens. » Mais malgré les évidences, Absalon avait toujours cette obsession du poids. « Il a toujours refusé de rouler sur notre tout suspendu, le BMC Fourstroke » se souvient Moos, « tout simplement parce qu’il était plus lourd que le semi-rigide, le Teamelite. Il a perdu un petit paquet de courses à cause des écarts que ses concurrents creusaient dans les descentes techniques grâce à leurs vélos tout suspendus. Je n’étais pas avec l’équipe aux Coupes du monde de Mont-Sainte-Anne Je lui ai fait faire deux tours de reconnaissance avec le Fourstroke et il n’est jamais revenu ! On a dû l’arrêter de rouler !et de Windham, mais je les ai bien évidemment suivies devant mon écran. Il était clair qu’un tout suspendu l’aurait aidé lors de ces deux courses ; alors sans le lui dire, je lui ai fait monter un Fourstroke. Je le lui ai amené à la finale de la Coupe du monde qui avait lieu à Méribel. Il ne voulait pas l’essayer, alors j’ai insisté. Je ne lui ai carrément pas laissé le choix. Il a dû aller faire un tour de circuit avec le vélo.

Il est revenu en disant « C’est pas mal » et qu’il l’utiliserait peut-être pour le Roc d’Azur ». Mais Moos a plus d’un tour dans son sac. Après la course de Méribel, où Absalon termine deuxième derrière Nino Schurter, il a fait emballer les deux Teamelite (un de compétition et un d’entraînement) pour être directement envoyés en Norvège où avaient lieu les Championnats du monde deux semaines plus tard. Absalon n’avait donc plus qu’un Fourstroke pour s’entraîner à la maison. « C’était le seul vélo avec lequel il pouvait rouler. J’ai trouvé une excuse et lui ai fait amener ce vélo aux Championnats du monde où l’utilisation d’un tout-suspendu apportait un réel avantage. Je lui ai fait faire deux tours de reconnaissance avec ce vélo et il n’est jamais revenu ! On a dû l’arrêter de rouler ! »

Absalon a alors découvert un nouveau jouet et a pris tellement de plaisir à le piloter qu’il en a presque oublié la pression des Championnats du monde. La suite, on la connaît. Absalon y a remporté son cinquième titre de Champion du Monde, sept ans Le changement de vélo m’a vraiment remis en selle et au niveauaprès le dernier. « C’était incroyable. Le changement de vélo m’a vraiment remis en selle et au niveau. C’était un énorme risque que de changer de vélo à quelques jours seulement d’une échéance pareille, mais au final, c’est ce dont j’avais besoin. »

Les Championnats du monde ont marqué un tournant décisif dans la carrière de Julien Absalon. C’est alors qu’il a réalisé que le poids n’était pas si crucial et que quelques centaines de grammes supplémentaires pouvaient être facilement compensés par les bénéfices d’une technologie. Le printemps suivant, il a adopté le nouveau Teamelite équipé de la MTT (Micro Travel Technology) et aussitôt remporté sa trentième Coupe du monde.

En 2016, Absalon, désormais en quête constante d’optimisation de son matériel, a franchi une nouvelle étape en équipant ses vélos d’une tige de selle télescopique. Celle-ci, largement répandue en Enduro, permet un plus grand dégagement au niveau de la selle et offre donc plus de liberté dans les sections raides. « La tige de selle télescopique a changé ma façon de rouler. Je franchis mieux les obstacles et peux ainsi aller plus vite et mieux récupérer dans les descentes. » Le désavantage de celle-ci ? Ses 400g. « C’est vrai que ce n’est pas négligeable mais elle offre tellement d’avantages. Au final, c’est le plaisir de rouler qui a fait pencher la balance. « Après quelques séances d’entrainement, il a décidé de l’utiliser en compétition et est ainsi devenu l’un des premiers top pilotes à l’utiliser en Coupe du Monde. Et il est persuadé qu’il en verra beaucoup d’autres à ce niveau très bientôt. Absalon est devenu un précurseur. Qui aurait pensé cela il y a quelques années ? « Pas même moi ! » lâche-t-il avec un large sourire.
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